Amandine Marin, une jeune cavalière de Lansargues vient de créer
l'association Cava Doclis
Amandine Marin est une jeune cavalière de Lansargues, haut lieu de la Bouvine en Languedoc.
De culture camarguaise, elle monte depuis l'âge de 11 ans, possède trois chevaux -Camargues évidemment- et fait partie de l'équipe des gardians amateurs de la manade Rébuffat.
Tout cela n'aurait rien d'original dans notre région si Amandine, du moins dans les premiers contacts qui s'établissent entre l'homme et le cheval, ne se plaçait bien loin des méthodes traditionnelles camarguaises.
A 18 ans, Aandine semble dotée d'une grande maturité et d'une conviction profonde dans les méthodes qu'elle utilise pour le débourrage des chevaux. Une méthode, on le devine, fortifiée par une reflexion profonde de tous les instants.
Lorsqu'on lui demande si elle pratique la méhode dite "chuchoter à l'oreille des chevaux", elle répond par l'affirmative mais désacralise l'aspect mystérieux qui entoure cette expression en précisant qu'il s'agit tout simplement d'établir une relation de confiance entre elle et le cheval à débourrer ou à reprendre en main après divers traumatismes. C'est plus une relation corporelle -Il faut avant tout désensibiliser toutes les parties du corps du cheval- que des discours, précise-t-elle. Ce sont des principes simples, selon elle, basés avant tout sur le contact entre la jument dominante et son poulain et qui s'appliquent à tous les chevaux : battus, peureux, angoissés,... la liste n'est pas exhaustive, loin s'en faut.
"Avant tout, dit-elle, il faut établir un climat de confiance".
Amandine Marin a bénéficié d'une formation d'éthologie -le mot savant qui signifie étude des comportements chez les espèces animales- par le spécialiste Davy Lacroix de Clermont l'Hérault. Elle a également suivi un stage d'ostéopathie équine avec Dominique Marin -aucun lien de parenté- qui exerce ses méthodes aussi bien sur les hommes que sur les chevaux.
Depuis peu de temps, elle a créé une association appelée "Cava Docilis", rédigée par la loi 1901, afin d'exercer les principes acquis et mettre en pratique sa vision des relations avec les chevaux. Installée sur un petit hectare de terrain en location sur la commune de Lansargues, elle débute donc et espère voir des cavaliers ou des éleveurs amener leurs poulain au débourrage ou des chevaux choqués ou craintifs à remettre en confiance.
"Ca peut prendre, dit-elle, d'une demi-journée à un mois".
Amandine Marin sait qu'il lui faudra bousculer les idées reçues des traditionnalistes du monde equestre pour s'imposer et se faire un nom.
C'est un pari qu'elle assume avec tranquilité comme font tous les gens animés par de fortes convictions.
Jean ROSSI
Lien vers Davy LACROIX : http://www.liberty-horses.eu/index.html


